Le devenir du monde dans les prédictions de Nostradamus
Éditorial - octobre 2007 par Raulent Roi
Sur le sujet du devenir du monde dans les prédictions de Nostradamus.
La lecture des Centuries de Nostradamus, et en particulier des quatrains qui traitent de l'antiquité, est l'occasion de prendre conscience que l'histoire se répète. Les civilisations romaine, grecque, maya et bien d'autres avant la nôtre ont toutes suivi des voies d'échec avant de disparaître, et nous serions avisés d'en tirer les leçons. C'est d'autant plus essentiel que l'humanité a désormais atteint un stade de non retour. Si elle se mettait à régresser ou stagner, ne serait-ce que pendant quelques années, il lui serait sans doute impossible de se relever.
L'histoire est jonchée de périodes de récessions culturelles, le plus souvent provoquées par des troubles sociaux, des souverains inaptes au pouvoir et des guerres tant sanglantes que ruineuses. Les hommes ont toujours relevé la tête, mais la prochaine pourrait s'avérer fatale. S'ils venaient à perdre certaines de leurs connaissances ultra pointues et qu'ils repartaient d'un stade moins avancé, les hommes pourraient constater que le fossé s'avère impossible à refranchir. Par exemple, les réserves d'énergie pour moitié épuisées ne se trouvent en quantités suffisantes que dans les grands fonds marins. Leur exploitation requiert obligatoirement des moyens technologiques que seule une économie robuste peut satisfaire ; certains minéraux ne sont plus disponibles qu'à des centaines de mètres sous terre... À défaut d'un savoir-faire adapté, la machine économique serait bloquée. Et à défaut d'une économie forte, les technologies tarderaient à revenir. Côté social et démographique, il faudrait une centaine d'années pour se remettre de l'hécatombe dans les grandes villes après que leurs populations aient été décimées par la famine faute de moyens productivistes dans l'agriculture. Nostradamus suggère qu'une telle régression va se produire. Les scénarios déclencheurs potentiels sont légion dans les Centuries, sans qu'il soit vraiment possible de certifier lequel entraînera le désastre : accident nucléaire, guerre globale, bouleversements démographiques, désordres sociaux et soulèvements des populations, séisme majeur, chamboulements climatiques, impact d'une météorite. L'homme pourrait aussi épuiser les ressources naturelles nécessaires à son économie avant d'avoir mis au point les technologies de substitution. Par exemple, la production d'hydrogène liquide à grande échelle, qui aurait pu remplacer les combustibles fossiles, ne sera pas possible avant 2030. D'ici là, le baril de pétrole s'échangera peut-être à 5000$ et notre société s'effondrera sans nul besoin d'un événement extérieur.
Nous avons donc l'obligation de prévenir les difficultés avenir pour les éviter et les surmonter afin que la dynamique du progrès puisse se poursuivre jusqu'à son stade pérenne. Cette issue nous est cruciale et constitue l'essence même du concept de développement durable.
Mais l'histoire établit clairement que les hommes sont incapables d'apprendre de leurs erreurs historiques. Il y a là-haut, dans le ciel, bien des choses qui nous passent au dessus de la tête. Et c'est justement parce que nous n'en savons pas grand chose que la maîtrise de nos destinées nous échappe.
L'histoire et le devenir du monde se déterminent au gré des conjonctions planétaires qui se répètent, un cycle après l'autre, tandis que les hommes tardent à prendre conscience des dangers qui les guettent.
Les astrologues ne font pas croire qu'une série d'étoiles en forme de bélier dans le ciel influe sur la personnalité des hommes pour les rendre fougueux. Pas plus qu'un taureau ne peut les rendre obstinés ! Il ne s'agit là que des explications des détracteurs de l'astrologie et de petites gens crédules.
On aurait tout aussi bien pu délimiter les quartiers du ciel selon une forme de fer à repasser ou autant d'objets qu'il en existe, il n'y a que l'embarras du choix des étoiles à prendre en compte.
Le découpage du zodiaque représente en fait un moyen mnémotechnique pour comprendre l'évolution humaine. Car ce sont des repères temporels, des jalons, que la civilisation a dépassé ou doit encore atteindre.
Cette connaissance fut révélée aux hommes il y a environs 4000 ans au commencement du peuplement des villes. Qui nous aurait ainsi éclairé sur notre évolution avenir sinon Dieu par l'intermédiaire de ses prophètes ou des êtres évolués pour qui les péripéties de l'évolution ne présentent plus aucun secret ?
Selon cette théorie astrologique, l'espèce humaine traverse actuellement une phase dite culturelle de 22 000 ans qui finalisera le processus d'évolution naturelle long quant à lui de plusieurs millions d'années. Ce cycle se soldera par un "jugement" au signe de la balance, dans environs 9 000 ans. Les hommes en seraient rendus au 8ème signe, le Verseau, marqué par la connaissance et la résolution des mystères de l'ère spirituelle des Poissons.
L'ère de la connaissance, de la science et des technologies doit encore durer 1000 ans. Il reste à consolider nos savoirs superficiels, empiriques et limités.
Et ce ne serait pas là le dernier stade de l'évolution humaine, loin s'en faut. Car ensuite vient le Capricorne où nous nous concentrerons sur les mécanismes de la conscience, sans doute pour créer les formes qui précéderont la grande mutation de l'espèce. Le Sagittaire semble annoncer les expéditions de l'espace. Et ainsi de suite dans le sens inverse du calendrier jusqu'au jugement dernier, stade auquel le processus d'évolution aura atteint son pic pour se stabiliser.
Les Chrétiens, Juifs, Musulmans et d'autres avant eux ont aussi pensé qu'il y aurait un jugement de la fin. Mais que ce sera une Apocalypse programmée avant les 9000 ans révolus du cycle astrologique.
L'humanité sera détruite avant sa maturité car le chemin de notre évolution est sinueux et la pente raide. Les astrologues et prophètes de malheurs parlent pourtant de la même chose, mais leur perception est fort différente. Leur point positif commun reste que les hommes ont les moyens de s'en sortir. Mais rien n'est gagné d'avance.
Alors ! L'humanité sera-t-elle rebutée ou aura-t-elle la chance de prendre place au sein du grand ordre cosmique universel ? Faut-il, oui ou non , croire les prophètes de malheur ?
RR