Masculin et féminin
Editorial - juin 2004
Religion et Sexisme
Les religions sont machistes, c'est certain. Bouddha n'a accepté les femmes dans son ordre qu'après une profonde réflexion et ne leur a octroyé qu'une place sous le contrôle des moines. Méfiant à leur égard, il a prophétisé que son geste causerait la perte de la vraie religion qui ne durerait de ce fait que 500 ans. « Ananda, femme est sournoise » a-t-il prononcé entre autres. Mais ce geste n'a pas causé de perte de valeurs puisque le sage a correctement anticipé et corrigé les risques liés au statut qu'il leur accordait.
Jésus n'a eu que des apôtres mâles. En revanche, il est certain qu'il avait une mère et que c'est sur cette base que s'est érigé le pont chrétien en direction des valeurs et vertus féminines, puisqu'à l'évidence il y en a un certain nombre.
L'Islam normalise la place des femmes. La question essentielle n'est pas de savoir si elles doivent porter le voile, mais de leur rôle dans la société. Sont-elles habilitées à autre chose qu'élever leurs enfants et se cantonner dans un harem sous la bonne garde d'un Eunuque ? Evidemment !
Eve est porteuse du pêcher originel qui a causé la déchéance de l'humanité expulsée du jardin d'Eden et condamnée à devoir discerner le bien et le mal tout au long du long périple de son évolution. Les deux points de QI supplémentaires que la gente féminine détient par rapport au genre masculin seraient à l'origine des maux humains. Car si l'intelligence rapproche de Dieu, sa contrepartie la « perfidie » l'en éloigne. Dotée de cette malignité, Eve ne peut se prévaloir de défendre les valeurs du monde.
L'oppression des femmes n'est cependant permise dans aucune religion digne de ce nom. Quand elle existe, elle apporte la preuve par l'acte que les hommes qui la pratiquent sont immoraux et qu'ils doivent sans répit être déchus de la confiance qui leur est accordée. Car le problème vient tout autant de l'irresponsabilité des hommes que de la désinvolture féminine. L'homme et la femme sont certes égaux mais aucunement identiques.
Société
Les intellectuels au travers de l'histoire se sont aussi questionnés sur le sens que les femmes donnent aux valeurs. Et de conclure qu'hormis celles liées à leur propre personne, les valeurs ne comportent aucun avantage à leurs yeux. Faiseuses d'illusions si agréables à regarder, elles n'en seraient pas moins les victimes de leur inaptitude pathologique à distinguer durablement le bien et le mal.
Les hommes modernes expérimentés les considèrent incapables de compromis sauf lorsqu'elles se sentent favorisées par l'issue du dilemne, leur nombrilisme les empêchant de voir que des valeurs différentes des leurs sont légitimes. Elles jalouseraient les rôles masculins tout en manquant totalement de fairplay. Elles exigeraient d'être flattées et seraient irascibles, à moins de n'être amoureuses. En bref, les femmes ne s'assumeraient pas et ne verraient en l'homme que des passe-droits pour arriver à leurs fins. Mais en fait, les doléances des femmes sont identiques en sens inverse et rien ne saurait être si simple.
Car les hommes et femmes n'ont jamais suivi le même combat. En simplifiant pour mieux mettre en évidence le quiproquo de la pseudo-libération sexuelle, eux n'aspiraient qu'à tirer un coup tandis qu'elles tentaient de s'affranchir des tâches ménagères. Le fossé entre les hommes et les femmes s'est singularisé après 1968 lorsque les activistes féministes se sont révélées être des lesbiennes avouées ou refoulées. L'élan de solidarité masculin a alors coupé court.
Les femmes émancipées ont compris qu'elles ne gagneraient pas, et elles ont modifié leur axe de combat. Il consiste désormais à influencer contre nature le comportement masculin dès ses premiers jours. Un enfant sur quatre échappe à l'influence d'un père, le lobby féministe ayant obtenu pour les femmes l'exclusivité de l'éducation des enfants avec pour conséquence que chaque génération perd davantage les valeurs de la famille. Aux valeurs anciennes se sont substituées celles du divorce dont l'initiative revient en France comme partout dans le monde et dans 8 cas sur 10 aux femmes.
Hommes et femmes occidentaux ne peuvent même plus vivre ensemble pendant une vie entière. Et ceci ne va qu'en s'empirant tandis que la durée de vie commune s'écourte, que femme et homme se déshabituent l'un de l'autre et créent deux cultures parallèles mutuellement exclusives. On fait miroiter aux homosexuels la possibilité d'assumer la reproduction de l'espèce par les biais modernes de l'insémination artificielle, de grossesses portables et du clonage. Partout où le système décadent et pervers occidental s'exporte, ces maux se reproduisent.
Le reste du monde dégoûté rebute tout en vrac. L'intégrisme ne se développe pas seulement dans l'Islam mais en plus, et à toute vitesse, chez tous les hommes du monde entier affolés par la décadence de l'occident. Les orientaux ont un sacré bon sens de rejeter l'Eden d'une société aseptisée et dominée par l'absence de valeurs et traditions. Il faut saisir le fondement du rejet du modèle : L'emballage est tentant, mais à l'intérieur l'odeur de putréfaction est infâme. Les féministes auraient donc servi de révélateurs des vertus de l'intégrisme.
Les démocraties porteraient en elles le germe de leur fin programmée puisque seules les dictatures peuvent venir à bout des majorités lorsqu'elles refusent un modèle culturel et moral imposé. La guerre des Américains contre les Chiites d'Iraq en serait la première manifestation. Mais nombre d'autres suivront. Pour s'en assurer, il suffit de vérifier que toutes les prophéties chrétiennes, musulmanes et Hindoues expliquent que le camp de Gog, l'Est, est celui de Dieu, et celui de Magog, l'Ouest, du malin.
La réaction est déjà là. D'une manière ou de l'autre, les mesures adéquates seront prises. Si le monde s'enfonce dans la guerre et la terreur, les valeurs de la force brute et du courage propres à la masculinité reprendront leur suprématie tandis que les femmes ne verront plus que vertu dans l'héroïsme désintéressé qui flatte aussi bien l'Ego machiste que le complexe féminin de l'ouf (égocentrisme féminin qui, à l'instar de l'ovule face à une armée de spermatozoïdes, attend de l'homme qu'il se place au service religieux de sa personne). Nos valeurs sont en grande partie ancrées dans nos gênes et notre inconscient collectif. Nous resterons donc humains mais le retour de bâton se fera forcément très dur.
Conclusion
La fatalité préside au changement lorsque le cour des hommes est vide et son oreille interne bouchée. En l'occurrence, le cour des hommes et tout son esprit sont remplis de cochoncetés. Qu'elles se couvrent un peu, que diantre ! Les occidentaux se sont transformés en esclaves du cul partout et en toutes circonstances au bon gré du climat. L'homme ne comprend plus rien à ce à quoi la femme n'a pour sa part jamais rien compris. Ainsi hommes et femmes sont égaux, objets de la manipulation l'un de l'autre et dénués de la clairvoyance qui faisait d'eux jadis les chéris du divin.
GP