Le 3ème secret de Fatima
"J'écris en obéissance à Vous, mon Dieu, qui
me le commandez par l'intermédiaire de Son Excellence Révérendissime Monseigneur
l'Evêque de Leiria et de Votre Très Sainte Mère, qui est aussi la mienne.
Après les deux parties que j'ai déjà exposées,
nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un
Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait
des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elle s'éteignaient
au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en
direction de lui ; l'Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d'une
voix forte : 'Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !'. Et nous vîmes, dans une
lumière immense qui est Dieu : quelque chose semblable à la manière dont se
voient les personnes dans un miroir quant elles passent devant, un évêque
vêtu de blanc, nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père.
[Nous vîmes] divers autres évêques monter sur une
montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs
bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d'y arriver,
le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, a moitié tremblant,
d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les
âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la
montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un
groupe de soldats qui tirèrent avec une arme à feu et des flèches ; et de
la même manière moururent les uns après les autres les évêques, les prêtres,
les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes
et de catégories sociales différentes.
Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux
anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils receuillaient
le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient
de Dieu."