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LA CLEF DES LETTRES

1ère partie



Article de Raulent Roi – 2 août 2003

Brève histoire

Au tout début le langage gestuel et quelques expressions gutturales transposaient la pensée afin de permettre aux humains de communiquer. Puis sont venus des dessins, un langage structuré et enfin les systèmes d’écriture. Pendant longtemps on a ainsi transmis les traditions et secrets de génération en génération. La connaissance conférait un pouvoir grandissant à ses détenteurs qui ont ressenti le besoin de la cacher aux tribus rivales, aux étrangers et même au commun du peuple. C’est ainsi qu’est né l’engouement pour le cryptage. Son emploi a ensuite pris une tournure offensive dans les sociétés guerrières et lors des complots. Et des artistes ont puisé leur inspiration dans cette autre forme d’écriture tandis que les religieux y ont vu une manifestation du mystère divin. De nos jours, les secrets d’état et les données confidentielles sont placés sous la protection des cryptographes alors qu’apparaît un nouveau sport intellectuel, celui de briseur de codes.

Les Egyptiens n’ont pas volontairement crypté mais l’esprit y était. A force de peaufiner un art d’écriture volontairement complexe et réservé à l’élite, le Hiéroglyphe a fini par perdre de son attrait pour tomber dans l’oubli pendant 2000 ans jusqu’à la découverte par Champollion de la pierre de Rosette. Nostradamus a étudié le Hiéroglyphe avant d’écrire les Centuries, mais sans en percer le mystère. Ce qui importe n’est pas tant de savoir s’il en a compris quelque chose de juste ou de faux, ni de savoir s’il a écrit les « Hiéroglyphes de ORUS APOLLO » ou s’il les a plagiés, mais plutôt de déterminer l’impact de cette étude sur son système de cryptage.


Nostradamus : Hiéroglyphes de ORUS APOLLO
Aiant la gueulle ouverte près du ventre
Du crocodile et torchis qui entre
Atout son bec lui ouatant les sangsues
Mais crocodile par plaisance conçue
Vient hors chasser l'oiseau qui mis i rentre
Sens mal lu ère de ses dans si crochues.

Divinités égyptiennes
- Sobek était le dieu-crocodile associé à la fertilité, qualité à
laquelle s'ajoutait parfois celle d’un dieu primordial et créateur.
Pour l'oiseau auquel il est fait référence, on a l'embarras du choix:
- Montou, dieu guerrier à la tête de faucon,
- Mout et Nekhbet, avaient l'apparence de vautours pour représenter l'image de la déesse mère,
- Sokar, maître du royaume des morts à la tête de faucon,
- Thot, homme à la tête d’Ibis, dieu du temps et des mathématiques.

Nostradamus semble avoir considéré le Hiéroglyphe comme un langage symbolique et non un système d’écriture. Ceci laisse supposer que l’on doit retrouver dans son œuvre des symboles récurrents qui se réfèrent à des personnages et des lieux précis. Par exemple, le Grand Romain pourrait n’être autre que le pape. Le Hiéroglyphe a certainement eu une influence sur le cryptage du langage des Centuries mais probablement aucune sur le codage de l'écrit.

Les plus anciens textes cryptés conservés datent des spartiates qui en faisaient un usage militaire. Leur procédé consistait à enrouler en spirales une longue languette de papyrus, la scytale, autour d’un rondin de bois. Ils écrivaient ensuite leur texte transversalement si bien qu’une fois déroulée la bandelette ne laissait plus apparaître qu’une succession de caractères inintelligibles.


Pour reconstituer le texte original il fallait connaître la méthode, la langue et la largeur exacte du cylindre. Nostradamus ne semble pas avoir eu recours à cette méthode ou une autre qui lui ressemblerait, mais on peut toujours s’interroger :

Quatrain VI-61
Le grand tappis plié ne monstrera
Fors qu'à demy la pluspart de l'histoire

Chassé du regne loing aspre apparoistra
Qu'au faict bellique chacun le viendra croire

César a utilisé un système simple et efficace pour communiquer avec ses positions avancées en territoire gaulois. Chacune des 25 lettres de l’alphabet romain était représentée par celle qui se trouvait trois positions plus loin. Le "f" prenait la place du "c", le "i" celle du "g"…etc. Ce qui ressemble à un jeu d’enfants de nos jours était un code secret face à un adversaire analphabète.

A constater l’intérêt de Nostradamus pour l’antiquité romaine, il est légitime de se questionner sur la véritable signification du titre de la préface des Centuries : « La Lettre à César ». S’agit-il d’un indice qui permet de percer le code ? Ne faut-il pas lire : « La Lettre A,C,E,S,A,R » ? Le nom de baptême de son fils né à quelques jours de la publication aurait-il servi d’alibi pour cet indice tout en divertissant l’attention ! Cela parait si gros, planté là aux yeux de tous depuis cinq siècles, qu’il faut s’en assurer. Au XVIIème Siècle plusieurs auteurs ont inséré des indices et des anagrammes sur la page de garde de leurs ouvrages. Nostradamus en aurait été un précurseur.

Couverture de 1555
Couverture de 1557

L’art du cryptage est revenu au goût du jour en Occident au XVème S après un quasi-oubli de mille ans. C’est en 1465 que l’Italien Alberti a perfectionné la technique de César. Grâce à un système de deux disques imbriqués, dont le plus petit était rotatif, il pouvait définir 25 valeurs différentes pour chacune des lettres de l’alphabet tout en facilitant le cryptage et le décryptage. En transmettant la correspondance de deux lettres au destinataire du message, par exemple a=y, l’alphabet tout entier pouvait être interprété.


Avec la Kabbale les Juifs en ont fait un art religieux et Nostradamus a écrit y avoir eu recours. Mais elle ne concerne la cryptographie que de manière limitée car il s’agit avant tout d’une philosophie mystique avec ses règles, ses mythes et ses rites qui concourent à élever l’âme des initiés vers le divin. Et ce sont là les aspects auxquels l’auteur semble s’être référé. La Cabale a été mise au point au XIIIème Siècle et se fonde sur Zohar, le livre du Rabbi Siméon Bar Yohaï. Chaque lettre est dotée d’une valeur numérique et les chiffres ont une signification symbolique. L’auteur du texte s’assure que leur somme algébrique au sein des mots, des vers, des phrases et du texte tout entier renvoie le sens attendu. Mais on ne peut pas vraiment parler de cryptage car il s’agit plutôt de permettre l’interprétation du texte par les chiffres.

La méthode inspire de nos jours les numérologues qui semblent continuellement en recherche du fameux 666 annonciateur de la fin du monde. En se référant à la valeur des lettres, le devin explique la connotation mystique de textes qui ne poursuivent aucun objectif religieux apparent. Cela n’a pas grand chose à voir avec le cryptage et Nostradamus n’y a pas eu recours. On peut en être certain car la numérologie qui retrace ses origines aux Egyptiens et à Pythagore ne date en fait que du XIXème Siècle.

A la Renaissance quelques initiés ont fait usage du cryptage pour transmettre des messages religieux. Leurs écrits prenaient ainsi une dimension mystérieuse et mystique et le sens était caché de l’inquisition. Au XVIIème siècle il est devenu partie prenante dans la littérature en Italie, en Angleterre avec Shakespeare et Beacon et, dans une moindre mesure, en France. Le message caché des Centuries se range dans l’une des deux catégories, religieuse ou littéraire.

Plusieurs systèmes d’importance ont été découverts du vivant de Nostradamus. La grille trouée permettait de repérer dans un texte quelconque les caractères qui convoyaient un message. Des deux côtés, crypteur et décrypteur, il fallait être doté d’une grille identique.


Durant ce même siècle, les cours et ambassades se sont dotées de nomenclatures de cryptage. Le principe était simple, chaque syllabe ou lettre correspondait à une autre syllabe ou lettre de l’alphabet. Les nomenclatures étaient secrètes et leur vol permettait à l’ennemi de connaître les intentions adverses. Le pape en a été le premier utilisateur.

Le cryptage n’a cessé de se perfectionner du XVIIIème Siècle jusqu’à nos jours. Il fait désormais l’objet de métiers à part entière dans le domaine du renseignement et celui de la protection de données. Ses vocations religieuse et artistique ont quasi disparu et laissé place à la recherche fondamentale.

Cette brève histoire des techniques de cryptage vise à faire prendre conscience que le code secret des Centuries ne peut s’expliquer que par les techniques d’avant 1640 au plus tard. Il serait une pure perte de temps d’en chercher les fondements à l’ère du télégraphe ou celle du calcul binaire. Certains pensent cependant que le visionnaire avait la science infuse. Rien ne l’infirme ni ne le prouve et ce type de recherches ne doit pas interférer avec les nôtres.


Les contraintes de Nostradamus

A l’époque où les moyens informatiques étaient inexistants et avant même la mise au point du premier dictionnaire, l’élaboration d’un code nécessitait de la simplicité par égard à ceux qui avaient la tâche de le déchiffrer ou qui se chargeaient d’élaborer le message.

Dans un système simple, Nostradamus aurait d’abord rédigé son message secret puis entrepris de le dissimuler dans sa poésie à intervalles fixes. Cette technique a été utilisée, mais à doses homéopathiques, par de nombreux auteurs des XVIème et XVIIème siècles. Dans l’exemple, il ne faut retenir qu’une lettre sur 6 (en gras) :

Cinq MX ont été délestés après tout refus d’accepter plus de trois trèves.

La mise au point de ce très simple « code secret » peut s’avérer très laborieuse et requiert de l'entrainement. Dans le cas des Centuries, ce sont 4000 vers qu’il a fallu ajuster en rimes. C’est pourquoi Nostradamus a eu recours à des milliers de noms propres de lieux et de personnes, à des anagrammes à foison, à un vocabulaire immensément riche complété par des langues étrangères et qu’il s’est accordé une liberté d’orthographe jusqu’à épeler les mots phonétiquement.


Etude comparative

Dans l’étude qui suit, les Centuries sont comparés avec une œuvre plus tardive de 60 ans connue pour sa richesse de vocabulaire et écrite en vers : Le Cid. La pièce est constituée de 17296 mots exactement qui comprennent les noms propres et toutes les déclinaisons et accords de mots. Elle correspond ainsi au volume de 8 Centuries, 6 quatrains et ½ vers des Centuries.

Le résultat de l’analyse est édifiant. Le nombre de mots contenu dans les Centuries est tout à fait inaccessible à l’intelligence. Le plus doué d’entre nous n’a à sa disposition qu’environs 2000 mots pour communiquer tandis qu’on en dénombre plus de 5000 dans les Centuries. Le Cid en contient 2757. A titre indicatif, un traité de management d’une grande école comporte environs 1500 termes distincts répétés sur 400 pages.

Le Cid
L’ouvrage tout entier
contient 17296 mots

Les Centuries
Ne sont pris en compte que
les 17296 premiers mots,
(8 Centuries + 6 quatrains +
1/2 vers)

2757 mots distincts

4659 mots distincts

Les numérotations de scènes et de quatrains ont été épurées pour obtenir une
base de comparaison identique. La marge d’erreur estimée est inférieure à 1
%.

Une mystérieuse contrainte d’écriture doit expliquer la pauvreté grammaticale, l’extrême richesse de vocabulaire, le recours aux multiples variantes d’orthographe, les anagrammes parfois peu judicieuses, l’utilisation des langues étrangères et l’incohérence de certains des propos des Centuries.

Analyse de la technique

Ces deux quatrains permettent d’entrevoir la technique de cryptage de Nostradamus :

Corps de morts derriere maisons
Une nuict venue grande sédition:
Epié, au vu on poignarde toute part,
Meurtre, pille, rase, Sangvisar.

Cité terrorisée, toute âme on a pu trucider :
S’accrocher un petit à un sein décédé,
re, père, aïeu, bec écorché comme bête,
Amis et voisins navrant que traîtres.

L’esprit est naturellement accaparé par le sens tragique des quatrains et tente d’en extraire des indices qui permettraient de situer le temps et le lieu d’un massacre au poignard la nuit. Après une courte réflexion il finit éventuellement par se représenter la nuit de la Saint-Barthélemy et que le Sanguisar dénonce le sanguinaire Duc de Guise. Ce faisant, il passe à côté du sens plus profond que l’on peut extraire à chaque 6ème lettre et qui donne :

Ce drône a dévié puis viré à pic et scraché Mont-A…

On passe d’un style mystico-prophétique au contexte d’une communication d’informations militaires sur les errances d’un drône lors d’un survol du territoire ennemi. Mais le véritable sens, se situe à chaque 4ème lettre de ce résultat, soit à chaque 10ème du poème d’origine. Et on peut désormais lire : « code secret ». Pour ceux qui ne connaissent pas trop bien les Centuries, ces deux quatrains sont fictifs, sans prétention et présentés à titre d’illustration. L’exercice sert à concevoir des difficultés rencontrées par Nostradamus.

L’intelligence du décrypteur est mise à contribution pour mettre un peu d’ordre dans la phrase, ajouter les ponctuations et les apostrophes, colmater les brèches et réparer les à peu près afin d’en extirper le sens. Dans l’exemple le mot "scraché" doit être rectifié en "crashé". De même on peut s’attendre à ce genre de simplifications dans le message caché des Centuries.

Plus l’intervalle entre les lettres est petit, plus l’exercice se complique pour le crypteur tout en simplifiant la tâche d’un décrypteur intrus. Le pas minimum à respecter se situe sans doute entre 10 et 14. Quand il est plus élevé, par exemple chaque 100 lettres, il faut vérifier la présence de messages multiples : un code dans le code comme celui qui vient d’être illustré. L’effort ne doit s’arrêter qu’une fois le niveau le plus fin résolu. Mais avec un espacement de 10 à 14 lettres, le rédacteur dispose de tout le confort nécessaire pour composer des vers harmonieux sans jamais écorcher une rime. On en déduit que le message secret des Centuries doit se situer entre le 2d et le 8ème caractères avec une forte présomption pour 4, 5 et 6.

Qu’il y ait un ou plusieurs niveaux, le travail n’est pas beaucoup plus compliqué pour le crypteur. Il procède en rédigeant le message le plus court en premier, il l’insère dans le plus long et ainsi de suite jusqu’à composer le texte lisible.

Un espacement de plus de 10 lettres ne signifie cependant pas forcément qu’il coexiste plusieurs messages. L’auteur peut avoir raisonné, et à juste titre, qu’en augmentant ainsi l’intervalle, l’inquisiteur le plus tenace qui tenterait de le confondre finirait par renoncer cinquante tentatives de décodage infructueuses plus tard.

Mais si Nostradamus savait lire l’avenir, il a certainement vu que les moyens informatiques finiraient par contourner toutes ces difficultés. Et de fait, il suffit de quelques heures de nos jours pour décrypter un tel système. Hors, étant donné que nos essais initiaux se sont avérés infructueux, force est d’admettre que l’auteur des Centuries a eu recours à une variante plus complexe.

Sans rien ne rajouter de difficulté pour le crypteur et le décrypteur il est possible de mieux protéger le message caché en le codant. On donne par exemple à la lettre A la signification d’un T, au E d’un B … etc. Il s’agit ni plus ni moins du système d’Alberti. Puis on procède exactement comme précédemment en insérant le texte codé dans celui en clair. Sans clef de décryptage le code devient quasi-impossible à déchiffrer par l’humain. Et l’ordinateur, doit être doté d’un programme spécifique pour tester 600 clefs vraisemblables.

Dans l’exemple précédent, on avait compris que le message le plus fin était le terme
« code secret » alors qu’en fait le "c" correspondait à un "t", le "o" à un "u", le "d" à "e" et le "e" à "r" :

a
b
c
d
e
f
g
h



t
e
r

j
k
l
m
n
o
p
q






u

r
s
t
u
v
w
x
y

o
a
i

« Code secret » prend donc le sens de : « tuer ?rt?r?... ».
Pour Nostradamus cela aurait pu désigner le Prince Artoritchelli.

Et chaque combinaison doit être testée selon des espacements allant de 2 à 150, pour un total de 148 x 600 possibilités, voire davantage. Puis les mots résultants doivent être vérifiés dans un dictionnaire de vieux français et un autre latin. Heureusement, tout cela peut s’effectuer par ordinateur. Deux cent heures sont requises pour écrire le programme et quelques minutes pour l’exécuter.

On peut encore complexifier avec un code différent pour chaque message imbriqué. Comme précédemment le message le plus court est codé en premier puis on l’insère dans un plus long doté d’un autre code et ainsi de suite jusqu’à l’inscrire dans le texte en clair. Dans le cas où le premier code serait percé, les messages contenus demeurent invisibles. Il vaut d’ailleurs mieux utiliser des systèmes indépendants qui ne faillissent pas en cascade après la chute des premiers mots. En termes de charge de travail pour le briseur de code, le nombre de tests requis varie selon le nombre et la longeur des chaînes imbriquées. Il peut toutefois initialement se limiter à 600 x 6 du fait de la présomption qui pèse sur un espacement compris entre 2 et 8.

Et on peut obscurcir encore davantage en modifiant les séquences d’intervalles. Au lieu d’un espacement régulier et répétitif, on doit résoudre une séquence convenue entre l’expéditeur et le destinataire. Par exemple, au lieu d’espacer les lettres de 10 en 10, ils s’entendent sur 9, 8, 13 ou sur la variante "9ème lettre à la première ligne", "8ème à la seconde" et "13ème à la troisième". Ceci revient à la "grille trouée" de Jérome Cardano. Le nombre des combinaisons possibles explose désormais à plusieurs milliards ce qui est tout à fait bloquant pour conduire des tests exhaustifs. Il faut donc se limiter aux cas les plus probables, soit environs 1 440 000 possibilités. L’exemple suivant illustre l’un de ces cas :


Centurie I, Vers 1
Estant assis de nuit secret estude
Seul repousé sus la selle d'ærain
Flambe exigue sortant de solitude
Fait proferer qui n'est à croire vain

Valeur de l’alphabet
au 777ème test

A E I O U Y B C D F G H L M N P R S T V Q X Z W K
E L E U A T I S N M A E T N M C U R E S A X Z W K

Tentative de décryptage :

Intervalle régulier
de 5 lettres
Intervalles irréguliers
1,3,5,6,15,21,28
L E R E U E
T A T T U
I A U N E
M A R E E
L E M E A U N
R A U L E N
M E I L U L N
M E C U E U E

Le "u" et le "v" ainsi que les "i" et "j" étant interchangeables dans le vieux Français,
9 mots de plus de deux lettres sont identifiés par le programme qui élimine d’office
tout ce qui est inférieur à 3 caractères :

1ère série : Ere, eue, état, rêve, jaune, aune, une, marée.
2ème série : Raulen (le nom de l’auteur pour plaisanter).

Après contrôle visuel, on constate qu’il ne s’agit que de fausses alertes car pour qu’une série
soit valable un message cohérent doit se distinguer et le code se vérifier sur plusieurs quatrains.


Et enfin, le crypteur peut avoir recours à toutes sortes de subtilités supplémentaires comme d’omettre les voyelles des mots, utiliser des abréviations, approximer les orthographes… et nombre d'autres choses impossibles à énumérer et formaliser dans un programme de détection mais néanmoins reconnaissables de visu. L’intervention humaine reste donc requise après celle de l’ordinateur.

Avec un nombre de combinaisons possibles qui s’élève à plus d’un million et l’obligation de vérifier visuellement 5% des résultats, les chances de trouver la clef sont infimes. Pourtant, si l’auteur a pris le soin d’encoder son texte, c’est certainement pour qu’il soit tôt ou tard décodé. Donc, des indices se trouvent forcément dans les Centuries ou La Lettre à César qui préface la première édition.


Ce article est protégé. et ne peut être reproduit ou distribué
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Point de départ du prochain article :


LA CLEF DE LA LETTRE A : CESAR


Si le texte codé de Nostradamus s'avérait contenir des éléments compromettants pour lui, il faut garder à l’esprit que les 5 siècles écoulés valent prescription.

©Ce texte ne peut être reproduit ou distribué sans l'autorisation de son auteur.

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Auteur : GrandPontif Sujet : Article: Clef des lettres / vos commentaires / your comments Tout fermer Poursuivre la discussion Editez votre post tant qu'il n'a pas reçu de réponse. Citer ce post dans votre réponse
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